Traduction de Marie-Michèle Bertrand


Kristina Mascher-Turner: Pouvez-vous nommer trois bonnes raisons de se rendre au 50e symposium cet été?

bergerGene Berger: Le thème est « Le cor : une histoire en or » (The Golden History of Horn). J’ai eu l’idée de revisiter les traditions et la merveilleuse histoire de notre répertoire et de nos interprètes. Puisqu’il s’agit du 50e anniversaire, je voulais inclure l’or dans la thématique. Nous ferons donc un retour sur les 50 dernières années de la société (IHS) et nous soulignerons les personnalités et évènements monumentaux qui ont marqué ce demi-siècle. Il y aura, entre autres, des conférences quotidiennes qui revisiteront certains évènements de notre passé. Un merci tout spécial à Jeffrey Snedeker, président, pour avoir peaufiné les détails de cette série de conférences. De plus, il y aura plusieurs ensembles auxquels les participants seront invités à se joindre pendant le symposium. Je rêve de voir tous les cornistes jouer, peu importe leur niveau, et rencontrer de nouveaux amis ou renouer avec d’anciennes connaissances.

KMT: Qu’est-ce qui vous a surpris le plus de votre rôle d’hôte jusqu’ici?

GB: Les surprises du monde moderne. Il y a eu, entre autres, des problèmes d’un point de vue juridique. Les universités sont très prudentes face à la question des mineurs, des transactions monétaires, et par rapport aux embauches d’invités par contrat sur le campus. Plusieurs détails sont continuellement en changement dans le système opérationnel d’une université. Les politique sont modifiées et c’est parfois impossible de le savoir avant de remettre un formulaire. La plupart du temps, il s’agit de changements dûs à des questions juridiques ou au fait que les institutions tentent de protéger et de comprendre les modifications des lois ou des règlements au niveau de l’État ou au niveau national.

KMT: Pouvez-vous nous parler un peu des artistes invités qui nous inspirerons pendant le symposium?

GB: Tout d’abord, nous recevrons le gagnant du International Horn Competition of America, Joshua Williams, qui se produira en récital et qui présentera la première d’un concerto de Amir Zaheri avec le US Army Field Band. Puis, lors de la dernière soirée du symposium, Frank Lloyd se joindra au même ensemble pour la première d’une composition d’Howard Buss. David Amram se produira avec l’ensemble de jazz Edlon Matlick et présentera une conférence pour tous intitulée « Les principes de base du jazz, blues en Fa » (Jazz Fundamentals, Blues in F). J’ai également invité Frøydis Ree Wekre, Gregory Hustis et Carolyn Wahl qui présenteront des cours de maître et conférences aux membres de IHS. Plusieurs nouveaux visages se joindront aux artistes invités dont Robert Danforth du Indianapolis Symphony, Kevin Rivard du San Francisco Opera, Jonathan Hammill du Tokyo Symphony et Leelanee Sterrett du New York Philharmonic. Bien sûr, nous retrouverons certains visages connus comme Karl Pituch, Elizabeth Freimuth et Denyse Tryon. Finalement, le Alloy Horn Quartet de la région de Chicago se joindra à nous comme ensemble invité sans oublier le fait que nous sommes très chanceux d’avoir le US Army Field Band en résidence pendant deux jours au symposium. Les activités se termineront d’ailleurs avec un concert de l’ensemble.  

KMT: Tous ceux qui ont déjà organisé une conférence de cette taille connaissent bien l’énorme quantité d’heures qui doivent être mises dans la préparation. Comment conciliez-vous travail/famille cette année?

GB: J’ai veillé à être davantage disponible tôt dans la journée. En général, je réussi à abattre plus de travail et de pratique aux premières heures. J’essaie de me coucher tôt et de commencer tôt avec les détails. Je commence toujours avec mon réchauffement, avant même d’ouvrir mes courriels.

KMT: Parlez-nous du thème de la semaine, « Le cor : une histoire en or ». Que signifie-t-il pour vous et comment sera-t-il représenté pendant le symposium?

GB: Je voulais inclure le concept de l’or dans l’idée puisqu’il s’agit du 50e symposium. Puis, j’ai toujours été intrigué par l’histoire et les coutumes de l’instrument. Nous avons énormément de magnifiques traditions et compositions pour le cor. Je veux que les gens jouent et parlent de l’histoire et des traditions qui forment notre métier. Nous avons besoin de nous rappeler les raisons pour lesquelles nous jouons de cet instrument afin de bien lancer les 50 prochaines années. Les temps changent et nous avons une richesse de connaissances à notre disposition, mais il arrive que notre histoire perde de son éclat devant tant de nouvelles idées émergentes et peu de temps pour explorer le passé.

KMT: Y aura-t-il des excursions ou d’autres activités? Y a-t-il des attractions locales à ne pas manquer?

GB: Pour le moment, nous voulons organiser une pause-café tous les après-midis dans le centre étudiant où auront lieu les expositions et conférences. De plus, nous avons un magnifique marché public ouvert les mercredis soir et samedis matin pendant l’été. Je souhaite également organiser une grande réception après un des concerts où nous pourrons assister, je l’espère, aux finales de la compétition jazz. Finalement, le prix de la nourriture est relativement bas à Muncie et il y a plusieurs bars, microbrasseries et restaurants à distance de marche du pavillon de musique et/ou du centre-ville.

KMT: Qu’est-ce qui vous a inspiré à commencer le cor et qu’est-ce qui vous a motivé à continuer?

GB: Depuis la première année, j’ai toujours voulu jouer du cor. J’ai débuté avec la trompette, en 6e année, et après seulement trois mois, j’ai réussi à convaincre le directeur de mon harmonie de me laisser jouer du cor. J’ai eu la chance d’avoir un professeur incroyable comme chef d’orchestre qui a suggéré que je prenne des cours de cor avec Frederick Schmitt. Si vous ne connaissez pas Fred, faites vos recherches.

KMT: Quels conseils offririez-vous à ceux qui pensent devenir hôte d’une conférence?

GB: Assurez-vous d’avoir tout par courriel. La plupart des gens restent vagues à propos de leur prix et de leur fonctionnement dans de grandes institutions. Je suggère de vous rendre au bureau des opérations de votre établissement et de demander à votre président de négocier un contrat. Vous vous lancez vraisemblablement dans une situation unique et il se peut que l’université ne sache pas entièrement comment gérer l’idée. Rappelez-vous que chacun souhaite que la participation de son département/secteur soit rentable.

KMT: Vous êtes actifs en tant que musicien d’orchestre, chambriste et pédagogue depuis plusieurs années. Y a-t-il un aspect que vous préférez de votre carrière, et pourquoi?

GB: Je n’ai pas de préférence pour un aspect ou un autre de ma carrière. Ça n’a été que progression et recherche de balance. Certains aspects de jouer quotidiennement dans un orchestre me manquent, mais aujourd’hui, je sens que ma carrière est plus variée. J’aime beaucoup essayer de nouvelles choses et jouer à temps plein aurait pu restreindre la possibilité de nouvelles opportunités.

KMT: Quand vous avez un moment pour mettre le cor de côté, quels sont vos autres intérêts?

GB: J’ai beaucoup d’autres intérêts, mais le cor domine toutes mes activités. La plupart du temps, je suis occupé par mes obligations familiales; mes trois enfants et ma femme, qui endurent le cor et tout ce qui l’entoure. J’adore faire du surf, aller camper et partir en randonnée, mais je ne trouve plus le temps de faire ces activités aujourd’hui.


Gene P. Berger est professeur associé de cor à Ball State University et il est membre du Musical Arts Woodwind Quintet. En plus de son poste de professeur, M. Berger est le cor solo du Southwest Florida Symphony. Avant sa nomination à Ball State University en 2010, M. Berger était membre du Cincinnati Symphony Orchestra, du Cincinnati Pops et du Florida Orchestra. On peut l’entendre sur plusieurs enregistrements avec le Cincinnati Pops Orchestra, dirigé par Erich Kunzel, et sur les enregistrements gagnants de Grammys du Cincinnati Symphony Orchestra dirigé par Paavo Järvi.

M. Berger est un pédagogue actif, ayant enseigné à Interlochen Arts Academy et à Central Florida University. Il a offert des cours de maître, conférences, récitals éducatifs et ateliers à travers l’Amérique du Nord. Pendant la période estivale, M. Berger fait partie du corps professoral du Music for All Camp et du Filarmonica Joven de Colombia.

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